Depuis plus de 20 ans, le ministère est impliqué dans l’ensemble des dispositifs qui prennent en compte une approche globale de l’enfant et du jeune dans ses différents temps de vie. En effet, le temps libre qui occupe une place de plus en plus importante entre l’école et la famille a toujours été considéré par le ministère de la jeunesse et des sports comme un temps d’expérimentation, d’apprentissage, de développement d’éducation à la citoyenneté, bref un véritable temps éducatif. Car si l’accès à l’école est garanti à tous par l’Etat, de fortes inégalités subsistent encore face à l’accès à la culture, aux activités sportives, aux loisirs éducatifs, aux savoirs...
Le contrat éducatif local institué par les circulaires interministérielles (Education nationale, Jeunesse et Sports, Culture et Communication, Délégation à la Ville) du 9 juillet 1998 et du 25 octobre 2000 a marqué une étape importante dans la volonté de l’Etat d’aborder de façon concertée l’éducation globale des enfants et des jeunes. Une lettre de liaison intitulée « Grain de CEL » a exprimé la dimension interministérielle de cette collaboration.
Aujourd’hui l’accent est mis sur l’accompagnement par les services déconcentrés du ministère des projets éducatifs locaux initiés par les collectivités locales (communes ou communautés de communes) à partir d’un diagnostic partagé avec les acteurs éducatifs et mis en œuvre avec l’aide des associations en particulier.
Les activités mises en œuvre dans ce cadre (avant, après la classe et pause méridienne, mercredi, petites et grandes vacances) permettent aux enfants et aux jeunes (d’âge scolaire) d’acquérir des compétences transférables, de développer leur personnalité et leur créativité et de se socialiser à travers la découverte de différentes pratiques culturelles, artistiques, scientifiques et sportives leur demandant un engagement personnel.
En 2006, le ministère a soutenu environ 2 600 contrats signés par 9 400 communes et les activités proposées ont concerné environ 3,9 M d’enfants et de jeunes (52% de filles ; 61,7% d’enfants de moins de 12 ans, 28,6% de jeunes de 12 à 16 ans et 9,7% de plus de 16 ans). Leur financement a été assuré en majeure partie par les communes (55%) et les caisses d’allocations familiales (CAF, MSA).
Depuis 2006 une attention particulière est portée au soutien et à l’accompagnement d’associations proposant des activités sportives culturelles et de loisirs aux jeunes issus de quartiers sensibles. 1 320 associations présentant 1 600 projets ont ainsi été soutenues en 2006.


