Les grands enjeux qui pèsent sur l’avenir du monde, tels que la lutte contre le changement climatique et le maintien de la biodiversité, l’éradication de l’extrême pauvreté, l’accès aux ressources vitales, à l’éducation et aux soins appellent une réponse urgente et à la hauteur de ces défis.
Le développement durable est désormais incontournable dans la conception des politiques publiques en application de l’article 6 de la Charte de l’Environnement inscrite dans la Constitution depuis 2005 qui précise : « Les politiques publiques doivent promouvoir un développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la mise en valeur de l’environnement, le développement économique et le progrès social. »
La Stratégie Nationale de Développement Durable (SNDD) 2003-2008 adoptée le 3 juin 2003 par le gouvernement, propose dix programmes d’action et doit aussi permettre une mobilisation de tous les acteurs, à tous les niveaux. Le programme 2 intitulé « Le citoyen, acteur du développement durable » préconise de : « Développer la prise en compte des questions relatives au développement durable dans les activités sociales, sportives, culturelles et de loisirs, des jeunes comme des adultes. »
Cette stratégie prend toute sa dimension au sein des politiques jeunesse. Le développement durable devient donc un objectif prioritaire à prendre en compte dans les différentes actions mises en œuvre par la direction de la jeunesse et de l’éducation populaire.
1 - Le dispositif « Envie d’agir »
En 2007 une nouvelle catégorie « développement durable » a été introduite au niveau du jury national d’Envie d’agir. Trois lauréats ont été primés, deux hommes et une femme, venant des Bouches-du-Rhône, Ardennes, de l’Aisne (lien vers Envie d’Agir). Au-delà de ces trois lauréats, de nombreux projets du dispositif prennent en compte la démarche de développement durable. La plupart des jeunes montrent une véritable prise de conscience et la volonté d’agir localement. En 2008, le dispositif maintient cette catégorie.
2 - Le Conseil national de la jeunesse (CNJ)
Le 19 décembre 2007, une journée co-organisée par le ministère de l’Écologie, du Développement et de l’Aménagement durables, le ministère en charge de la Jeunesse et de la Vie associative, et le Conseil national de la jeunesse (CNJ), a permis de présenter le produit d’un an de travail et d’échanges pour lutter contre la première cause de mortalité chez les jeunes : l’insécurité routière.
- Un livre blanc « jeunes et sécurité routière », présenté à cette occasion, fruit d’une collaboration entre les pouvoirs publics et les jeunes, a retenu douze propositions. Elles portent sur la sensibilisation et la formation des jeunes à la sécurité routière dans les domaines de l’éducation, l’emploi, la santé, les excès et comportements addictifs, l’insertion sociale. Il est dit que : « La conduite préventive, économique et respectueuse de l’environnement doit être au cœur du projet éducatif. » Plusieurs des propositions prennent en compte les objectifs d’éducation à l’éco-conduite, priorité énoncée dans la Stratégie Nationale de Développement Durable concernant les jeunes.
3 - Accueils collectifs de mineurs (ACM) : dématérialisation des dossiers de déclaration
- Sur 33 000 déclarations annuelles d’accueils de loisirs, 13 461 déclarations par télé-procédure ont été enregistrées au 13 septembre 2007, soit 40,8 % du total. L’objectif est d’augmenter cette proportion en 2008.
- Les accueils collectifs de mineurs sont des acteurs du développement durable par leur implication sur un territoire, leur gestion et bien sûr leurs actions éducatives. Ils constituent, pour les enfants, un terrain d’expérimentation et de confrontation à leur environnement. Le ministère, en association et concertation avec les mouvements d’éducation populaire, définit et fait évoluer la réglementation de ces accueils. C’est à travers les projets éducatifs et pédagogiques mis en œuvre par les organisateurs de ces accueils que la démarche d’éducation au développement durable peut être prise en compte.
4 - Les politiques éducatives territoriales
- Les politiques éducatives territoriales intègrent une démarche d’éducation à l’environnement vers un développement durable (EEDD). L’EEDD est inscrite dans environ 20 % des contrats éducatifs locaux et l’éducation à la santé dans 31 % de ces mêmes contrats. L’action est toujours menée en partenariat avec les collectivités territoriales, les associations et les acteurs naturels de l’environnement et passe par la sensibilisation des animateurs qui encadrent les activités mises en place dans le cadre des CEL et des accueils collectifs de mineurs.
- Après le « Grenelle de l’environnement », un groupe de travail a été constitué à la demande de MM. Jean-Louis Borloo, Michel Barnier, Xavier Darcos et de Mmes Valérie Pécresse et Roselyne Bachelot sur l’Education au Développement Durable (EDD). Le groupe de travail, représentatif des participants au « Grenelle de l’environnement », mis en place en décembre 2007, a approfondi les questions qui se posent aux acteurs de l’éducation en matière de développement durable et fait des propositions à ce sujet.
- La Direction de la jeunesse et de l’éducation populaire a élaboré une contribution coordonnée prenant en compte les pratiques sportives, socioculturelles et les formations et diplômes jeunesse et sports. Les propositions seront suivies par la mise en place de groupes thématiques (voir le rapport du groupe de travail).
5 - Eco-responsabilité des fédérations de jeunesse et d’éducation populaire
Un appel à projet sur la démarche de développement durable vient d’être proposé aux associations JEP (voir l’appel à projet).
Contact :
Direction de la jeunesse et de l’éducation populaire
Bureau des actions territoriales, éducatives et culturelles
Fabienne COBLENCE
Tel 01 40 45 93 61
Rapport du groupe de travail interministériel sur l’éducation au développement durable


